mardi, 29 avril 2008
Cash

Cash, alias Jean Dujardin, est un arnaqueur professionnel. Son frère, quant à lui, s'est fait assassiné en se pensant le plus malin. Cash décide de le venger à sa façon, en montant un casse de haut niveau. Alliances, trahisons... Tout le monde doit se tenir sur ses gardes pour éviter de devenir le pigeon de l'autre !
Le scénario nous embarque tout doucement dans les aventures de Cash, parfois si doucement que l'intrigue met du temps à se mettre en place. Heureusement, avec les nombreux personnages qui débarquent au fur et à mesure, le suspens prend forme et le spectateur commence à se demander qui se fera pigeonner. Je ne vous le cache pas, il faut suivre !
Le réalisateur, Eric Besnard, a en tout cas pris un malin plaisir à complexifier le scénario pour faire du spectateur son pigeon ! A cela s'ajoute une brochette d'acteurs bien sympathiques, notamment Valeria Golino sublime avec son accent à l'italienne mais aussi Alice Taglioni à l'affiche de pas mal de films en ce moment et que je trouve très "rafraîchissante".
Allez, je n'en dis pas plus, vous découvrirez le pot aux roses tout seul !
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lundi, 28 avril 2008
Le pingouin, Andreï Kourkov
L'histoire : un journaliste en chômage (je compatis...) décroche un job pour écrire des nécrologies de personnalités encore vivantes. Mais ces personnes commencent à décéder au fur et à mesure... Tout le monde se demande alors pourquoi le livre est intitulé le pingouin... Tout simplement parce que ce dernier a adopté un pingouin dans un zoo !
Ce n'est pas le style de livre vers lequel je craque en premier lieu, mais il est vrai que le résumé de la quatrième de couv' a attiré mon attention par son originalité ! Néanmoins, je m'attendais vraiment à une histoire drôle mais il se trouve que le pingouin, adepte des bains froids et de son reflet dans le miroir,est dépressif et son maître pas très fun non plus ! Il vit seul, a peu d'amis et se consacre entièrement à l'écriture de ses nécrologies. Mais ce solitaire va se retrouver malgré lui au coeur de règlements de compte douteux.
Au fil des pages le suspens monte et on veut à tout prix savoir ce qui se cache derrière la rédaction de ces "petites croix" ! Il faut savoir que ce premier ouvrage d'Andreï Kourkov, écrit dans les années 90, dépeint le milieu du crime organisé en Ukraine. Plus les têtes tombent et plus la vie de Victor va se compliquer mais aussi s'enrichir...
Au final, le roman a un côté absurde et tragique mais qui rend les aventures de Victor et de son pingouin assez comiques.
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jeudi, 24 avril 2008
L'attrape-coeurs, J.D Salinger
L'histoire : Un adolescent issu de la bourgeoisie new-yorkaise, Holden Caufield, se fait expulser de son école trois jours avant les fêtes de Noël. Au lieu de rester sagement à son pensionnat ou de rentrer chez ses parents, il décide de partir à l'aventure à New-York pendant ce laps de temps. Une période de vagabondage où il part à la recherche de lui-même. Le récit se construit de façon chronologique, de son départ de Pencey jusqu'à son retour dans sa famille. Le lecteur souvent interpellé par ce fameux "vous" assiste à la dérive de cet adolescent perdu face à ses perspectives d'avenir et aigri par les gens qui l'entourent. Ce roman, c'est tout simplement l'histoire d'un adolescent qui se sent devenir adulte et qui a du mal à se faire une place dans le monde dans lequel il évolue.
Publié en 1951 aux Etats-Unis et vendus à plus de 60 millions d'exemplaires, J.D Salinger peut se targuer d'avoir écrit l'une des oeuvres les plus connues du XXe siècle. Je ne peux pas dire que ce grand classique de la littérature américaine m'ait renversée. Mais c'est ça mon problème, lorsque j'entends trop de louanges au sujet d'un livre, je finis par être déçue... Je dois avouer que je m'attendais à plus renversant et surprenant. Pour un livre qui est soi-disant interdit aux moins de 16 ans aux Etats-Unis, je ne vois pas où réside le tabou. Certes, le langage utilisé est un peu familier et les thèmes abordés pas toujours dans le style bisounours, mais rien ne mérite d'être censuré ! En tout cas, chacune de ses aventures ponctuées par ses différentes rencontres méritent lecture !
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A bord du Darjeeling Limited

Trois frères (Adrian Brody, Jason Schwartzmann et Owen Wilson) décident de se retrouver dans un train pour un périple au coeur de l'Inde. Une fois les retrouvailles fêtées, les voilà lancés dans des histoires plus bizarres les unes que les autres. Achat d'un serpent venimeux, aventure coquine avec une serveuse indienne, sauvetage d'enfants indiens, recherche de leur mère recluse dans un couvent au fin fond du pays... Plusieurs fois, on s'imagine les voir tout plaquer et rentrer chez eux mais il semblerait qu'au final la fraternité ait un réel sens pour ces frangins un brin tarés !
Bref, Wes Anderson signe ici un film drôle et parfois émouvant avec l'histoire de ces trois grands gamins avec une B.O aussi décalée que le reste (référence au titre de Peter Sarstedt). En tout cas, cette 1h47 de voyage vous déconnecte totalement de la réalité. Et je vous assure que cette aventure spirituelle ne peut que vous donner le sourire...
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mercredi, 23 avril 2008
Concert de Nada Surf
Personne n'a pu passer à côté de leur titre mythique Popular. Découvert par hasard sur l'un de mes Power Hits de l'époque, 1996 pour être plus précise (et oui, je ne suis pas passée au travers de ces compils bourrés de tubes déjà oubliés ou tout simplement mauvais !). Donc ce titre Popular m'avait complètement séduite et j'étais persuadée d'avoir la rock attitude et une image beaucoup moins lisse que toutes ces midinettes fans des boys band !
Les années ont passé et mon affection pour tous ces rythmes rock, folk et j'en passe s'est confirmée. Quel plaisir alors de les découvrir sur scène après toutes ces années.
Bien sûr depuis, il y a eu Always Love, Blankest year, Inside of love ou les nouveaux titres sortis tout droit de leur dernier album, Lucky. Le premier single, I like what you say est d'ailleurs depuis deux mois ma sonnerie de téléphone portable ! Sur ce nouvel album, j'ai déjà craqué sur des morceaux qui constituent des bons basiques de ballade comme Blonde on blonde, The film did not go' round ou Weightless. Et pour ceux qui préfèrent du plus péchu, on peut donc y retrouver I like what you say, Ice on the ring mais aussi Whose authority. Bref, je vous laisse le découvrir car après tout c'est du concert dont je veux vous parler !
Les fans ont mis un peu de temps à se mettre dans l'ambiance et on peut même considérer que c'est le rappel qui a porté le concert ! Le Bataclan affichait complet hier soir et ses occupants attendaient surtout les anciens morceaux (moi y compris). En tout cas, sur scène l'énergie du groupe a fait mouche ! Ils n'ont pas hésité à faire participer le public, en français please ! Et oui grosse découverte, ces New-Yorkais parlent couramment français. Surprise pour moi qui pensais que les américains se contentaient de parler l'anglais pour la plupart. Donc en rentrant me suis jetée sur internet pour percer ce mystère... Matthews Caws et Daniel Lorca ont tout simplement étudié au Lycée Français de New-York et ont passé quelques années en France et en Belgique. Voilà pour le côté bio.
Hormis quelques morceaux, j'ai beaucoup apprécié le choix des titres et suis tombée sous le charme du bassiste (Daniel Lorca) ! Oui, oui celui avec les dreads et qui a passé la moitié du concert avec une clope au bec ! Ah, ce petit côté musicien un brin torturé n'a pas fini de me séduire...
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